Les eaux de l’Antarctique sont contaminées par la caféine, l’ibuprofène et la cocaïne…

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Une étude montre que les eaux de l’Antarctique sont contaminées par la caféine, l’ibuprofène, le paracétamol et la cocaïne.

Un document de recherche intitulé « Présence de produits pharmaceutiques, des résidus récréatifs et psychotropes dans les eaux de surface dans la région de la péninsule antarctique du Nord » a constaté d’importants niveaux de contamination par des éléments toxiques de l’Antarctique.

Les chercheurs ont déterminé que dans l’eau au large de la côte de l’Antarctique, il y avait présence de caféine, d’ibuprofène, de paracétamol et même de cocaïne, à des niveaux similaires à ceux trouvés en Europe.

L’accroissement de la population humaine sur ce continent a introduit des contaminants qui peuvent être nocifs pour l’écosystème. En ce sens, les scientifiques ont mesuré des niveaux de médicaments et de produits récréatifs dans les eaux naturelles dans la région afin d’évaluer le risque environnemental potentiel posé par ces substances dans cette zone géographique.

Ne jetez rien par-dessus bord

L’étude a porté sur le prélèvement d’échantillons provenant de différentes sources : des canaux, des sources, des drainages de glaciers et des points de décharge des eaux usées dans la mer. 21 à 25 médicaments et drogues récréatives ont été analysés .

Les concentrations les plus élevées sont le paracétamol ou l’acétaminophène (48,74 mg L-1), le diclofenac (15,9 mg L-1), l’ibuprofène (10,05 mg L-1) et la caféine (71,33 mg L-1). Ces substances ont été détectées dans les eaux qui ont été déchargées dans l’océan sans aucun processus de purification.

L’ibuprofène, le diclofénac et le paracétamol ont dépassé les quantités seuils considérés toxiques ou dangereux pour l’environnement. La cocaïne a été trouvée dans au moins 10 échantillons analysés, comme l’éphédrine, une substance utilisée à des fins médicales et thérapeutiques.

Yolanda Valcarcel, chercheur au Rey Juan Carlos de l’Université de Madrid et co-auteur de l’étude, dit que la cocaïne ne pose pas de danger pour l’environnement dans des concentrations négligeables, à la différence des médicaments qui eux-mêmes se trouvent dans des quantités plus importantes.

Il est à noter que la présence de ces produits chimiques peuvent affecter la faune et l’eau sur le continent. Les conditions climatiques extrêmement froides de la région peuvent ralentir le processus de dégradation des accumulations et photodégradation microbiennes,  ce qui pourrait provoquer des accumulations dans l’écosystème et la chaîne alimentaire.

L’étude complète peut être trouvée ICI.





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