Quand devriez-vous défaire votre sapin et décorations de Noël ?

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Le 6 janvier est le dernier jour, officiellement, pour défaire vos décorations festives avant que votre entourage ne commence à vous juger sérieusement. Traditionnellement, il est malchanceux de garder vos décorations au-delà de cette date.

Il y a deux camps qui s’affrontent sur le sujet. Le premier regroupe ceux qui font place nette dans leur salon, dès le 26 décembre.

Dans le second, il y a ceux qui repousseraient bien le démontage de l’arbre de Noël jusqu’à Pâques, voir plus et hésitent à jeter le symbole de la fête la plus joyeuse et la plus familiale de l’année. On peut les comprendre. Qui n’a pas envie de prolonger la douceur de réjouissances qui ne durent que l’espace d’une soirée et une journée ? Et puis, on a passé tellement de temps à décorer le sapin et la maison qu’on a la flemme de tout enlever, nettoyer et ranger le tout au placard pour l’année prochaine. De plus, lors de l’achat d’un sapin de type Nordmann, cher à l’achat mais ultra résistant, ou un arbre de Noël artificiel, on échappe à la fastidieuse corvée du balayage des aiguilles du sapin qui se déplume un peu plus chaque jour.

Une date butoir pour se débarrasser de son sapin ?

A l’Epiphanie…

Les puristes attachés à  la tradition démontent leur sapin de Noël le 6 janvier, douze jours après Noël, pour la fête de l’Epiphanie qui clôt les festivités de la Nativité. A cette date, aux premiers temps de l’Eglise, on célébrait la manifestation du Christ au monde à travers l’adoration des Rois Mages, son baptême et les noces de Cana. Depuis le XIIIe siècle, la coutume gourmande veut que l’on nomme roi d’un jour celui qui trouve une fève dans une galette dont les morceaux sont distribués au hasard, afin de rappeler les présents apportés à l’enfant Jésus par les Rois mages.

… ou à la Chandeleur

Si vous n’êtes pas encore prêt à dire adieu à votre sapin ? Pas de panique : vous avez encore 27 jours de sursis,  jusqu’à la fin janvier, et même un peu au-delà, jusqu’à la Chandeleur, le 2 février. Une autre fête chrétienne qui célèbre, quarante jours après Noël, la Présentation de Jésus au Temple mais qui, en famille, est surtout le jour des crêpes… Pour le conserver en bon état, pulvérisez-le avec de l’eau, et éloignez-le de toutes les sources de chaleur qui pourrait le dessécher (radiateur, cheminée…).

Et après…Que faire de votre sapin ?

Tout dépend de votre choix : sapin naturel ou artificiel. Un autre dilemme… Si vous avez acheté un sapin en plastique, pour compenser l’impact carbone de sa fabrication, sachez qu’il faut le garder « au moins 20 ans pour que son bilan carbone soit équivalent à celui du sapin naturel », selon l’Agence de l’environnement (Ademe). Pas question donc de le jeter sur un coup de tête. Après avoir enlevé la déco, on le range soigneusement à l’abri de la poussière pour le réutiliser l’an prochain.

Replanter, broyer, composter…

Plus écolo, un sapin de Noël naturel permet, en outre, de soutenir les producteurs locaux, note l’Ademe, la plupart des arbres étant issus de plantations agricoles et hexagonales (Jura et Morvan surtout). Une fois les fêtes terminées, s’il a été acheté en pot avec ses racines, l’idéal est de replanter votre arbre, dans une forêt ou dans le jardin. A condition que ce dernier soit assez grand : on se retrouve très vite avec une petite forêt à gérer… Avant de le replanter, on vérifie que le sapin est encore vivant, on choisit une journée sans gel et on arrose bien la motte, précise l’Ademe.

Si on a opté pour un sapin coupé, on le dépose en déchetterie ou dans les lieux prévus par la municipalité  (magasins, coins de rue…). Avec ou sans sac à sapin biodégradable, une fois broyé ou composté, il servira à protéger et nourrir d’autres plantes, voire à produire de l’énergie verte. On peut aussi le broyer et le composter chez soi, mais on évitera de le brûler dans le jardin ou dans sa cheminée, afin de limiter les émissions polluantes.

Halte aux dépôts sauvages !

Pour éviter que les arbres de Noël ne jonchent les trottoirs après les fêtes, un spectacle vraiment démoralisant,   chaque année, les services de propreté des villes se mobilisent partout en France et dans la région. Ainsi, à Bordeaux pendant un mois, la ville permet aux habitants de se débarrasser en toute légalité de leur arbre de Noël (après avoir enlevé les décorations).

Les sapins collectés seront ensuite valorisés énergétiquement ou recyclés en compost. Il est aussi possible de porter les sapins usagés dans les déchetteries.

La deuxième vie des sapins de Noël

Ailleurs, on réutilise les sapins de Noël, pour leur donner une deuxième vie éco-responsable, en améliorant l’environnement et le quotidien des habitants. Parmi les initiatives les plus originales, celle la ville d’Orchies, dans le Nord de la France, qui replante les sapins pour en faire un mur antibruit, le long de l’autoroute A 23, et celle du club de surf landais de Saint-Perdon, qui les réutilise pour fixer naturellement les dunes du littoral.

150 euros d’amende

Bref, pour en finir avec son sapin de Noël, c’est un peu comme on veut et quand on veut : il n’y a pas vraiment de date limite pour s’en débarrasser. Une seule consigne : ne pas jeter sa dépouille n’importe où sur la voie publique ! D’autant que cela peut vous coûter cher : déposer illégalement un sapin sur le trottoir est un délit passible d’une amende de deuxième catégorie, pouvant aller jusqu’à 150 euros.




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