Savez-vous d’où viennent nos fleurs ?

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Des centaines de millions de roses sont importées en Europe à l’occasion de la Saint-Valentin, fête des amoureux. Des fleurs qui arrivent du Kenya, d’Éthiopie et d’Amérique latine. Elles y sont cultivées dans des fermes géantes, où les salaires sont souvent très bas et les conditions de travail difficiles. L’usage intensif des pesticides y est généralisé et l’irrigation intensive met en péril les ressources en eau. En l’absence de labels clairs, impossible pour le consommateur français de faire la différence entre une rose cultivée dans des conditions convenables et les autres.

Plus de 600 millions de roses vont se vendre en France cette année [1]. Près de 10 par habitant, dont une partie non négligeable est offerte à la Saint-Valentin, puis lors de la Fête des mères. Des roses rouges pour l’amour « passionné », blanches pour l’amour « courtois » ou jaunes pour célébrer une amitié… La fête des amoureux est aussi celle du marché de la « transmission florale ». Une journée qui pèse fortement sur le marché international, célébrée en même temps en Europe et en Amérique du Nord. « À partir du moment où une grande partie des roses est vendue sur deux jours dans l’année, une gigantesque production doit s’organiser pour disposer de la quantité de fleurs nécessaires », précise Christophe Alliot, co-fondateur du Bureau d’analyse sociétal pour une information citoyenne (BASIC). Exemple chez un fleuriste parisien qui commande habituellement un millier de tiges de roses par jour d’ouverture. En prévision de la Saint-Valentin, il en achètera 8 500 à son grossiste de Rungis. [Lire la suite de l’article]






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