5 bienfaits des bleuets et myrtilles pour votre santé

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Le nom bleuet est courant en Amérique du Nord francophone pour désigner les espèces indigènes de ce continent, comme Vaccinium angustifolium et V. corymbosum. Leurs fruits sont nettement plus bleutés que leurs proches parents les myrtilles (V. myrtillus et V. ulignosum) d’Europe et d’Asie dont les fruits sont noirs ou pourpre foncé. Les myrtilles sont rarement cultivées et on les récolte plutôt à l’état sauvage. Les bleuets, bien que populairement récoltés dans la nature aussi, sont désormais abondamment cultivés à travers le monde : Canada, États-Unis, Pologne, Allemagne, Suède, Pérou, Chili, Australie, Nouvelle-Zélande, etc.

Que contiennent-ils ?

Antioxydants

Les flavonoïdes sont les antioxydants les plus puissants du bleuet. Ils sont impliqués dans la neutralisation des radicaux libres du corps, permettant ainsi de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de diverses maladies chroniques. Il a été démontré in vitro que les flavonoïdes des bleuets offrent une protection contre l’oxydation et l’inflammation des vaisseaux sanguins.

Parmi les flavonoïdes les plus importants du bleuet, on retrouve les proanthocyanines et les anthocyanines, dont le contenu augmente en fonction du degré de mûrissement du fruit. Ces derniers seraient les principaux instigateurs de l’activité hypoglycémique des bleuets, mais d’autres composés pourraient jouer un rôle. Les bleuets contiennent aussi des catéchines, une variété d’acide phénolique, ayant un effet antioxydant.

Les bienfaits pour la santé

1. Cancer

Une étude a démontré que les extraits de bleuet et de myrtille possédaient les activités antioxydantes donc anticancéreuses les plus élevées, comparativement à celles d’autres petits fruits (fraise, canneberge, framboise et baie de sureau). L’extrait de myrtille serait le plus puissant pour inhiber la croissance de cellules leucémiques ainsi que de cellules cancéreuses du côlon.

Les flavonoïdes du bleuet et de la myrtille pourraient aussi jouer un rôle protecteur contre certains cancers. Le bleuet agirait même sur les gènes en empêchant la génération de certaines mutations causant le cancer.

Comme observé en laboratoire, les jus de bleuet sauvage, de framboise et de canneberge freineraient la croissance des cellules cancéreuses humaines (estomac, prostate, intestin et sein). Les extraits de bleuet pourraient aussi avoir un effet préventif contre le cancer du sein en diminuant la prolifération des cellules cancéreuses et l’incidence des tumeurs. Bien que ces études aient été réalisées in vitro, les doses d’extraits de bleuet utilisées représentent des portions réalistes pour les humains, soit environ ¾ tasse (185 ml, 120 g) de bleuet frais par jour pour une personne de 60 kg.

2. Maladies cardiovasculaires

Des études cliniques et épidémiologiques indiquent que la consommation de flavonoïdes dans les aliments et les boissons peut diminuer le risque d’athérosclérose, un facteur de risque de maladies cardiovasculaires. Les composés phénoliques des bleuets contribueraient à ralentir l’apparition des maladies cardiovasculaires en réduisant l’oxydation des lipides sanguins, les effets du stress oxydatif (conduisant à la mort cellulaire) et l’inflammation du système vasculaire.

L’ajout de bleuets à une diète riche en végétaux chez les animaux a diminué les concentrations de cholestérol. Selon les chercheurs, les bleuets agiraient en synergie avec les végétaux, comme le soya, l’avoine et l’orge, et amélioreraient le profil lipidique sanguin. Aucune étude n’a démontré, à ce jour, un tel effet chez l’humain, mais les auteurs suggèrent qu’avec des doses équivalentes, soit environ 2 tasses (500 ml) par jour, les effets observés pourraient se produire.

3. Diabète

Des études menées à l’Université de Montréal ont montré que le jus de bleuet sauvage fermenté aurait des propriétés antidiabétiques. Ce jus protégerait contre le développement du diabète ou d’une intolérance au glucose. Il préviendrait aussi l’hyperglycémie  chez les souris diabétiques et le développement du diabète et de l’obésité chez les souris pré-diabétiques. Une autre étude conclut que la poudre de bleuet ajoutée à une diète riche en gras confère une protection contre la résistance à l’insuline et l’hyperglycémie.

4. Troubles liés au vieillissement

Le bleuet pourrait avoir un effet sur les troubles d’équilibre et de coordination, mais aussi fournir une protection antioxydante et anti-inflammatoire. Le jus de bleuet fermenté pourrait contribuer à la prévention des maladies neurodégénératives en protégeant les neurones contre le stress oxydatif. Le bleuet pourrait ainsi aider à diminuer la progression de la maladie d’Alzheimer ou du Parkinson, par exemple. Des études chez l’humain et l’animal ont démontré que la consommation de jus de bleuet permettait d’améliorer les tâches reliées à la mémoire. L’ajout d’extraits de bleuet à la diète d’animaux préviendrait aussi le déclin des fonctions cognitives et pourrait même les améliorer.

5. Infections urinaires

Une étude in vitro a démontré qu’une fraction précise des flavonoïdes du bleuet pouvait empêcher la bactérie Escherichia Coli (la cause des infections du système urinaire) d’adhérer aux parois du canal urinaire. Par contre, aucune étude clinique n’a confirmé l’effet de la consommation réelle de bleuets sur la prévention des infections urinaires.




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