Il mange ses crottes de nez. Que faire ?

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Vous n’en pouvez plus de voir votre enfant se délecter de ses productions nasales ? D’après un chercheur canadien, cela pourrait pourtant être bon pour son système immunitaire. En tout cas, ce n’est pas mauvais pour sa santé. Pas convaincus ? Des idées pour lui faire perdre, en douceur, cette manie peu ragoûtante.

Curiosité naturelle à cet âge pour tout ce qui sort de leur corps ? Goût pour la saveur sucrée-salée de la morve ? Ce n’est pas évident de savoir pourquoi tant d’enfants sont mucophages. A moins qu’ils ne suivent tout simplement leur instinct ? En effet, cette habitude pourrait contribuer à stimuler leurs défenses immunitaires.  C’est en tout cas l’hypothèse avancée par un chercheur canadien, Scott Napper.

Une chose est certaine : plus vous allez faire la guerre à votre bambin, plus vous risquez de renforcer ce petit tic. Si cela peut vous aider à lâcher du lest, rassurez-vous : manger ses crottes de nez ne met pas sa santé en péril. Seuls les enfants saignant du nez facilement ont réellement tout intérêt à ne plus mettre leurs doigts dans leurs narines. Pour les autres, c’est surtout une question de savoir-vivre vis-à-vis de l’entourage. Et ça, ce n’est pas forcément facile à faire comprendre aux plus jeunes. L’idéal ? Après lui avoir expliqué pourquoi il valait mieux éviter en public, faites comme si de rien n’était. Cessez de lui répéter « enlève tes doigts de ton nez ». Mais félicitez-le quand il ne l’a pas fait depuis un bout de temps.

Des livres pour dédramatiser

Des albums jeunesse permettent aussi d’aborder le sujet avec les plus de 3 ans, avec tout l’humour et la distance nécessaires : « Pipi ! Crotte ! Prout ! » de Pittau et Gervais au Seuil jeunesse, « Panique au village des crottes de nez » de Jean-François Moriceau et Petra Mrzyck aux éditions Fourmis rouges, « Le sanglier qui mettait le doigt dans son nez » de Benoît Charlat aux éditions Les 400 coups…

A noter : si cette habitude prend beaucoup de place, elle peut être le signe d’une certaine anxiété, comme quand d’autres enfants se rongent les ongles. Manger ses crottes de nez devient en quelque sorte un geste « auto-apaisant ». A vous, par la discussion et/ou le jeu, de l’amener à discuter de ce qui peut le tracasser.






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