La tricot-thérapie : 5 bienfaits du tricot sur la santé

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1- Le tricot rend heureux

D’après une étude menée en 2013 par la physiothérapeute britannique Betsan Corkhill et publiée dans le Journal of Occupational Therapy, le tricot a le pouvoir d’insuffler un peu de bonheur dans notre vie.

Sur les 3 545 tricoteurs interrogés, 81% ont ainsi affirmé se sentir plus heureux après une session et voient dans le tricot « une source de relaxation, de créativité et de soulagement du stress ».

Mais ce n’est pas tout. Selon Carrie Barron, professeure en psychiatrie à l’Université de Columbia, le tricot a des bienfaits similaires à la méditation.

Et finalement, c’est assez facile à comprendre. Lorsqu’on tricote, on se concentre sur le même geste encore et encore.

La répétition permet de faire travailler à la fois l’esprit et le corps et l’on entre donc dans un état de relaxation assez fort. Ne reste plus qu’à éteindre son téléphone pour un délassement total.

2- Le tricot met le stress K.O.

Vous êtes une grande anxieuse ? Peut-être le moment est-il venu d’investir dans une paire d’aiguilles et quelques pelotes toutes douces. Ann Futterman-Collier, psychologue en charge du Well Being Lab à l’Université d’Arizona, a eu l’idée d’étudier ce qu’elle appelle la « thérapie du textile ».

L’idée : examiner les bienfaits d’activités manuelles comme le tricot, le crochet et la couture sur la santé mentale. La psychologue a invité 60 femmes souffrant de différents niveaux de stress à prendre part aux activités manuelles qui les attiraient le plus. Pendant que leurs projets respectifs prenaient forme, les participantes devaient prendre des notes sur leur humeur. Leur fréquence cardiaque était également examinée pour déterminer exactement leur niveau de stress. Résultat ? Après plusieurs séances, les 60 femmes se sentaient toutes moins anxieuses et étaient même d’humeur plus positive (voir point 1). Ann Futterman-Collier conclut : « Les activités comme le tricot permettent de mettre ses problèmes de côté. Les gens oublient leurs soucis et se plongent dans quelque chose qui leur redonne de l’énergie, et cela mène vers une réparation du moral ».

Le médecin Barry Jacobs de la prestigieuse Université de Princeton va même plus loin en affirmant que les activités comme le tricot permettent de calmer la dépression . En répétant les mêmes gestes, on accroît ainsi la présence de la sérotonine dans son système nerveux, un messager chimique qui joue un grand rôle dans la régulation de l’humeur.






3- Le tricot garde votre cerveau en bonne santé

Nos grands-mères avaient finalement tout compris. Car en plus d’être bon pour le moral, le tricot a aussi un effet bénéfique sur notre cerveau. Une étude menée par la prestigieuse Mayo Clinic sur un groupe de 1 321 seniors a ainsi démontré que les activités manuelles comme le tricot permettaient de réduire la perte de mémoire. La détérioration cognitive a ainsi 30 à 50% de chance de diminuer. Et à en croire Yonas Geda, le professeur en neurologie et psychiatrie à l’origine de cette étude, le tricot aurait également un effet positif sur des maladies telles que la démence et Alzheimer. Car en tricotant, nous faisons travailler certaines parties de notre cerveau, celles-là même qui stimulent les connexions neuronales et qui leur permettent de fonctionner vite et efficacement. Plus nous stimulons ces connexions, « plus elles restent intactes et préservent la fonction du cerveau, repoussant ainsi certaines maladies comme la démence », assure le professeur Geda.

4- Le tricot empêche l’apparition de l’arthrite

En troquant votre soirée Netflix contre une session tricot, vous boostez votre moral, vous faites du bien à votre tête, et comme si ça ne suffisait pas, vous protégez vos mains. Dans son livre co-écrit avec son épouse The Creativity Cure: How to Build Happiness with Your Own Two Hands publié en 2012, le chirurgien orthopédique Alton Barron explique en effet que tricoter empêche l’apparition de l’arthrite. En bougeant les articulations de nos doigts, on obligerait ainsi le fluide à se déplacer tout autour du cartilage, gardant ainsi nos articulations bien hydratées et minimisant par la même occasion le risque d’arthrite. Le chirurgien estime même que le tricot demande de la force mais à une faible intensité, ce qui permet de faire travailler ses mains entières ainsi que ses avant-bras. Mécaniquement parlant, le tricot est une activité bien meilleure que la dactylographie, qui elle n’empêche pas la détérioration des cartilages.

Vous souffrez déjà d’arthrite ? Le docteur Barron recommande de tremper vos mains dans de l’eau chaude pour hydrater et desserrer vos articulations avant de vous lancer dans la création d’une nouvelle écharpe en point de riz. Selon lui, mieux vaut également utiliser des aiguilles plus grosses, plus faciles à tenir.

5- Le tricot booste l’estime de soi

Confectionner un pull de A à Z avec ses deux petites mains n’est pas donné à tout le monde. Alors quand on montre nos oeuvres à des personnes qui ne se passionnent pas pour le tricot, il est plus que normal d’éprouver une certaine fierté et d’avoir l’impression de posséder un savoir presque secret. Une étude menée en 2009 au Canada sur 38 femmes hospitalisées pour anorexie va dans ce sens. Non seulement 74% des patientes ont affirmé que le tricot leur permettait de se sentir moins préoccupées par leur poids, mais en plus cette activité leur procurait un sentiment de satisfaction et d’accomplissement. Carol Caparosa, la fondatrice de Project Knitwell, un organisme américain qui offre des cours de tricots gratuits dans les hôpitaux, indique également au Washington Post que les participants « sont moins inquiets et ressentent un grand sentiment de fierté quand ils ont terminé un modèle ».

Si vous avez envie de vous amuser et de recevoir des tonnes de compliments, c’est donc le moment ou jamais de vous mettre au tricot. Bon on risque aussi de vous demander pas mal d’écharpes et de bonnets, mais eh, quand on cartonne, il faut assumer.






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