Le bruxisme ou grincement pathologique des dents

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Grincer des dents de manière trop forte ou trop prolongée va avoir des conséquences dans la bouche et en dehors de la bouche.

Usure des dents, déchaussement…

Dans la bouche, ce grincement entraîne à la longue une usure des dents, voire leur déchaussement. Il peut aussi provoquer des descellements de prothèses dentaires ou des échecs d’implants dentaires.

Douleurs, crampes, maux de tête…

En dehors de la bouche, ce grincement peut être responsable, du fait de la contraction des muscles masticateurs, de douleurs et de crampes au niveau de ces muscles ou encore de céphalées de tension. Ces maux de tête sont caractérisés par une douleur en étau au niveau des tempes, avec une contraction des muscles du cou et des épaules. Ces céphalées peuvent aussi s’accompagner de nausées, de douleurs de l’oreille et parfois d’acouphènes, voire d’une sensation d’instabilité.

Blocages de l’articulation de la mâchoire.

Enfin ce grincement peut générer un ensemble de troubles au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) ou articulation de la mâchoire, avec, en plus des symptômes déjà cités, des claquements à l’ouverture de la bouche et des blocages à l’ouverture ou à la fermeture de la bouche.

Quelles sont les causes du bruxisme ?

– Stress :

Dans de nombreux cas, on ne trouve pas de cause et on parle alors de bruxisme idiopathique. Sinon, le stress est la cause la plus fréquemment retrouvée et la prise en charge du stress est toujours bénéfique.

– Médicaments :

Dans quelques cas, la prise de médicaments ou de produits psycho-actifs est en cause comme celle des antidépresseurs, ou encore de stimulants comme l’extasy ou les amphétamines.

– Cervicales :

Enfin un antécédent de traumatisme cervical, notamment après un choc en voiture, est parfois retrouvé.

Conseils pratiques :

Le bruxisme est relativement fréquent et concerne près de 15 % des enfants et 10 % des adultes, hommes ou femmes, à différents moments de la vie. Chez les enfants, le bruxisme aurait le rôle naturel de déchausser les dents de lait. Mais dans les deux cas, l’important est de consulter son dentiste sans attendre de manière à trouver des solutions avant que des conséquences ne se fassent jour.

Quand faut-il consulter ?

En pratique, on rencontre deux cas de figure selon que le bruxisme a lieu le jour ou pendant le sommeil.

Grincements de dents la journée :

En période d’éveil, on est généralement conscient de ses grincements de dents et on arrive à les contrôler. Si le contrôle ne semble pas évident, ou si des causes peuvent être évoquées comme un traumatisme récent ou la prise de produits psychoactifs, il est conseillé de consulter.

Durant le sommeil :

En cours de sommeil, le bruxisme peut entraîner des perturbations comme des micro-réveils ou des crampes à la mâchoire au réveil. Surtout des maux de tête inexpliqués, des problèmes de l’articulation temporo-mandibulaire, ou des problèmes dentaires survenant malgré une bonne hygiène doivent amener à consulter.

Examens :

L’examen est fondé sur une exploration clinique de la bouche par un dentiste ou un stomatologue qui pourront évaluer les conséquences du bruxisme. Des radiographies du crâne et de l’articulation temporo-mandibulaire pourront être faites, surtout dans le cadre d’un bilan post traumatique.

Le traitement du bruxisme 

Gouttière :

Outre le traitement des conséquences dentaires, le port de gouttière antibruxisme est le plus souvent proposé. Il s’agit d’une gouttière en silicone qui moule les dents de la mandibule et empêche ainsi le contact entre les dents du bas et celles du haut.

Sophrologie, méditation…

Une psychothérapie comportementale et cognitive peut être proposée dans le but de modifier ce comportement et d’apprendre à se relaxer. Les séances de sophrologie ou de méditation, ainsi que toutes les pratiques apaisantes comme le Yoga ou le Tai-chi sont aussi recommandées. Dans le même but, l’acupuncture ou l’auriculothérapie peuvent être envisagées à titre d’essai, ces approches étant efficaces chez certains.

Des injections :

de la toxine botulique dans les muscles masticateurs sont aussi proposées, surtout si le bruxisme est la conséquence d’un tic, car le relâchement induit permet un déconditionnement. L’anesthésie du muscle ptérygoïdien latéral peut aussi être faite dans le même but par injection par voie intra-buccale.

Source : www.adf.asso.fr/fr/presse/fiches-pratiques/bruxisme





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