Les activités artistiques préservent la mémoire

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A l’image de la marche à pied ou de la lecture, les activités artistiques préservent la mémoire. Des médecins américains montrent que le fait de peindre, de dessiner et de sculpter permettrait de retarder la survenue des troubles cognitifs légers.

Ces troubles (appelés Mild Cognitive Impairment en anglais) caractérisent « une zone marécageuse, entre la parfaite santé cognitive et la forme démentielle » nous expliquait en 2013, le Dr Bernard Croisile, neurologue au CHU de Lyon. « Les sujets qui s’y trouvent, même s’ils sont victimes de troubles, ne développeront pas nécessairement la maladie d’Alzheimer. »

A la Mayo Clinic de Rochester (Minnesota), le Pr Rosebud Roberts et ses collègues ont suivi pendant 4 ans, l’évolution de 256 sujets âgés en moyenne de 87 ans au début de l’étude. Aucun d’entre eux ne souffrait de problèmes de mémoire. Chacun des participants devait rapporter aux médecins sa collaboration à des activités diverses : qu’elles soient liées aux arts (peinture, dessin, sculpture….), à l’artisanat (travail du bois, poterie, matelassage, couture…), à des sorties (théâtre, cinéma, concerts) ou à l’usage d’un ordinateur.

A l’issue de ce travail, 121 participants avaient développé des troubles cognitifs légers. Les auteurs ont toutefois constaté des différences selon les activités pratiquées. « Celles et ceux engagés depuis plusieurs années dans des divertissements liés aux arts présentaient un risque d’atteinte diminué de 73% par rapport aux autres », expliquent-ils. Contre 45% tout de même pour les personnes qui apprécient l’artisanat et 53% pour celles qui utilisent régulièrement un ordinateur. « Notre travail montre que ces activités protégeraient bien les neurones et permettraient de maintenir un bonne santé cognitive », conclut Rosebud Roberts.






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