PLAIES CHRONIQUES: Des pansements aux œufs pour cicatriser plus vite

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La médecine chinoise utilisait déjà la fine membrane qui recouvre l’œuf sous sa coquile, comme pansement, pour ses propriétés d’accélération du processus de cicatrisation. Ces scientifiques britanniques entreprennent de recycler aujourd’hui les coquilles pour développer des dispositifs de pansement plus efficaces pour les plaies chroniques, de type escarre et ulcère diabétique.

Les chercheurs du National Institute for Health Research (NIHR), de la Bradford Royal Infirmary, L’industrie des dispositifs de pansement explore en permanence de nouvelles voies de développement de nouveaux dispositifs, capables d’accélérer la cicatrisation des plaies chroniques, et de réduire le fardeau croissant, avec le vieillissement de la population et l’épidémie de diabète, à la fois pour les patients et les systèmes de santé. Les industriels exploitent de plus en plus ressources naturelles, comme le miel ou les algues, voire les carapaces de crustacés sources de chitosane, un composé utilisé depuis longtemps en médecine chinoise pour ses qualités antimicrobiennes et cicatrisantes. Dans la même veine, ces chercheurs de Bradford se tournent vers les œufs pour créer un nouveau type de pansements.

Un pansement composé presque entièrement de coquilles recyclées : L’équipe crée ainsi une sorte de plâtre sous forme de patch de 10 centimètres de côté. L’avantage, sur le plan de la production, est l’abondance de matière première. Au plan clinique, le dispositif semble améliorer les taux de cicatrisation des patients, selon de premières études expérimentales. Pourquoi ? Les chercheurs mettent en avant la forte teneur en zinc, un nutriment précieux qui renforce le système immunitaire et améliore la régénération des tissus mis aussi d’autres composés du jaune d’œuf, permettant d’accélérer la cicatrisation des plaies et de soulager la douleur.

Des essais cliniques sont d’ores et déjà prévus pour début 2017. Si les résultats sont concluants, les pansements aux œufs pourraient être disponibles sur le marché européen dès 2018.

N.B. Ces travaux ont été réalisés avec l’appui de la biotech norvégienne Biovotec






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