Abattoirs : la France veut créer des « sanctions pénales » pour un délit de maltraitance aux animaux

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Le mardi 5 avril se tenait une conférence de presse au sujet du bien-être des animaux. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé vouloir prendre des mesures plus strictes concernant la maltraitance animale. « Créer un délit de maltraitance aux animaux avec des sanctions pénales » voici ce que souhaite le ministre.

C’est une décision qui tombe à pic suite au scandale médiatique des derniers mois concernant les traitements infligés aux animaux, notamment dans les abattoirs. Plusieurs vidéos clandestines diffusées par des associations de défense des animaux avaient même circulé en masse. Des vidéos montrant notamment des employés égorgeant les animaux alors que ces derniers étaient encore conscients… Des images insoutenables qui ont clairement remis en question la situation des animaux dans les abattoirs.

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Mais d’après Stéphane Le Foll : « Ce n’est pas simplement parce que des images horribles ont été publiées que je me saisis de ce sujet ». Dans tous les cas, mieux vaut tard que jamais pour réagir devant tant d’atrocités. Le patron de la Direction Générale de l’alimentation a tenu à rajouter : « Aujourd’hui, un exploitant d’abattoir n’est pas responsable directement d’un acte qui serait commis par un de ses salariés. Mais cela va changer au niveau des textes. Il y aura un délit qui sera créé pour un responsable d’établissement. » La maltraitance des animaux ne figure en effet que dans le Code rural, pour prévoir des sanctions il faut donc l’inclure dans le Code pénal.

C’est pourquoi le gouvernement a prévu 20 mesures pour gérer ces abus. Elles concernent également le traitement des animaux de compagnie mais risquent bien de bouleverser, avant tout, les fâcheuses habitudes de certains abattoirs. Parmi ces mesures, par exemple, un soutien public financier de 4,3 millions d’euros est prévu afin de développer une méthode pour choisir les poussins en fonction de leur sexe dès l’embryon et éviter le massacre des mâles. En effet, l’industrie a pour habitude de privilégier les femelles pour en faire des poules pondeuses.

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« Cette stratégie vise à responsabiliser tout le monde : l’État (nous avons une responsabilité), le nombre de vétérinaires, de contrôles, mais aussi tous les acteurs. » a conclu Stéphane Le Foll. Espérons que ces décisions prises pour contrôler davantage ce qui se passe dans les abattoirs s’appliquent véritablement et portent ses fruits afin de mettre un terme aux massacres que l’association de protection animale L214 a révélés ces dernières semaines.







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