Quand nous avons besoin de limiter notre empathie pour guérir

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Certains d’entre nous ont été élevé pour voir les gens avec empathie et à croire que si vous connaissiez l’histoire de quelqu’un, toute son histoire, vous l’aimeriez.

Personne ne cause intentionnellement du tort, sauf si nous sommes blessés et éprouvons de la douleur ou de la colère. Tout le monde veut faire de cette planète un meilleur endroit, en faisant du bien et aider les autres. 

Mais parfois, les gens n’y parviennent pas à cause de l’ignorance ou de la maladie mentale. Cela ne veux pas dire que les malades mentaux ne feront que causer du tort. Ce n’est certainement pas le cas.

La personne qui nous a le plus blessé n’avait pas l’intention de le faire. Elle a fini par nous blesser parce qu’elle ne pouvait pas remettre en question ce qu’elle faisait. Si elle était capable de comprendre ce qu’elle nous a fait, elle se sentirait terriblement mal à ce sujet.

Quand quelqu’un nous a fait du mal, surtout quand la douleur est encore fraîche, leurs intentions comptent pour nous. Mais penser à leurs intentions peut aussi rendre le processus de guérison beaucoup plus difficile pour nous.

Beaucoup de gens sont blessés par quelqu’un qu’ils aiment, quelqu’un qu’ils connaissent et qu’ils comprennent.  Pourtant, le blessé ne veut pas se confronter ou faire face à sa douleur parce qu’il ne veut pas blesser son agresseur.

Beaucoup de gens ont été blessés profondément par quelqu’un de façon irrévocable. Malgré tout, ils se sentent bombardés de nombreuses questions intérieures comme : «Comment a-t-il pu faire une chose pareille ? C’est pourtant vraiment une bonne personne ! ” ou “Je suis sûr qu’il ne le pensait pas” mais encore “Ai-je essayé de voir de son point de vue ? ” ; si bien que finalement, ces gens commencent à s’interroger.

Peut-être qu’il a raison ; peutêtre que je suis injuste. Peut-être que j’ai tout inventé dans ma tête, peut-être qu’il n’a pas vraiment fait quelque chose de mal. Peutêtre que c’est de ma faute…”

Personne n’est entièrement mauvais et sans valeur. Mais quand nous faisons face à la douleur, nous pourrions avoir besoin d’oublier cela dans une certaine mesure. Nous pourrions avoir besoin de voir les choses en noir ou blanc pour guérir.

Quand tout nous semble trop compliqué, il devient plus difficile pour nous d’avancer. Si nous nous sentons coupables, nous ne permettons pas à ces émotions de suivre leur cours. Si nous continuons à penser que nous sommes celui qui a mal agi, et si nous ne montrons jamais à nos agresseurs qu’ils ont fait quelque chose de mal, ils ne changeront jamais ou ne grandiront pas.

Dans un monde parfait, nous serions en mesure de comprendre que ce qu’ils nous ont fait était mal. Au lieu de cela, nous croyons qu’ils ont mal agi à cause d’une erreur humaine. Et un jour, nous pourrons arriver à cette conclusion et y trouver du réconfort. Mais quand nous traversons ces émotions désordonnées, et que nous devons encore guérir, nous pouvons avoir besoin de nous séparer d’eux pour nous protéger .

Nous ne devrions pas complètement les voir comme des êtres humains sans valeur. Nous ne disons pas que nous pouvons justifier de blesser les autres parce que nous avons souffert. Après tout, ils restent des êtres humains qui méritent dignité et respect. Mais nous ne faisons rien de mal en nous séparant de quelqu’un qui nous a blessé. Nous avons juste besoin de guérir.

Et si les haïr nous fait réaliser qu’ils ont fait quelque chose de mal, alors détestez-les. Si les haïr nous aide à nous sortir de cette mauvaise situation, alors détestez-les. Nous ne devrions pas avoir l’impression de commettre une erreur en nous accordant une importance préférentielle.

Les haïr nous aidera à comprendre que, finalement, nous n’avons pas mérité ce qui s’est passé. Nous ne sommes pas injustes en restant loin de quelqu’un qui nous a blessé. Nous ne sommes pas égoïstes ou cruels. Nous nous donnons l’espace dont nous avons besoin pour guérir. Et parfois, pour guérir,  nous devons rester loin de telles personnes  physiquement et émotionnellement.

Heureusement, un jour, notre douleur s’atténuera. Nous serons sûrement en mesure de voir les choses de leur point de vue.  Nous serons en mesure de leur pardonner, pas pour leur bien, mais pour notre propre tranquillité d’esprit.  Nous finirons par comprendre qu’ils n’étaient pas du mal pur et qu’ils ont fait de leur mieux à ce moment-là. Mais pour le moment, nous devons nous protéger pour atteindre ce “jour” glorieux.



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